N'ouvrez jamais les emails non signés ou sans texte...
même s'ils semblent venir de qq1 que vous connaissez bien....
 surtouts les pieces jointes qui les accompagnent.
des virus circulent.... soyez vigilants.
notamment supprimez les messages venant tout specialement de "babakoto" :babakoto@chello.fr  et  supprimez cette adresse de vos carnets.
( Christian Fetra alias babakoto reste toujours joignable sur fetra@freesurf.fr )

QUESTION VIRUS

Information virus CodeRed

Information sur le virus
Code Red (I et II)

Lundi 06 Août 2001

"Code Red" n'est pas un virus - à proprement parler - courant car il ne s'attaque qu'aux serveurs Windows NT4 et Windows 2000 équipés du module serveur web de Microsoft plus connu sous le nom d'I.I.S (Internet Information Server) via Index Server.

Il ne doit donc pas être craint des possesseurs de PC "traditionnels" mais les administrateurs de serveurs web I.I.S. doivent être très vigilents.

"Code Red" s'attaque à une brêche du système Index Server utilisé généralement pour indexer rapidemment des informations HTML, ASP, DOC, XLS et autres au sein d'un serveur. Une fois en place, le virus attaque de la même manière un autre serveur IIS au hasard (même classe IP).

"Code Red" n'utilise - et c'est une première pour un virus - aucun fichier pour se développer. S'infiltrant directement sous la forme d'une URL au sein d'un système IIS-Index Server, il se loge en RAM (mémoire vive) et se duplique en infectant un autre serveur IIS. Il se contente ensuite d'afficher un message "Welcome to www.worm.com - Hacked by Chinese !"

Ce message sera affiché durant 10 heures à la suite desquelles le contenu habituel du site sera rétabli.
Toutefois, entre le 20 et le 28 de chaque mois, "Code Red" lancera des attaques "DDoS" (Denial Of Service - Refus de Service) vers le site de la Maison Blanche (http://www.whitehouse.gov). Tous les serveurs infectés lanceront donc ces attaques en même temps, ce qui "plantera" le site du Président Américain.

Du fait que "Code Red" n'utilise aucun fichier mais préfère se loger en mémoire RAM, un simple reboot d'un serveur infecté suffit à éliminer le virus. Toutefois il n'est pas protégé pour autant. Microsoft met à disposition sur son site web un patch à appliquer pour combler la brêche de son logiciel :

http://www.microsoft.com/technet/security/bulletin/ms01-033.asp

Pour mémoire, les attaques de type DDoS sont celles qui firent "planter" les sites de Yahoo et CNN en début d'année 2001. D'innombrables requêtes (demande d'affichage) arrivant sur un même serveur web simultanément surchargent celui-ci. Il résulte généralement que le serveur sature et ne permette plus aucun accès, même à ses visiteurs "traditionnels".

«Code Red II» est une variante de «Code Red»

Cette variante ne s'en prend toujours pas aux utilisateurs de PC "traditionnels" mais uniquement aux serveurs web tournant sous Windows NT4 ou Windows 2000 et IIS (Internet Information Server). Cette alerte s'adresse donc aux administrateurs de tels serveurs.



«Code Red II» utilise le même trou de sécurité que son prédécesseur (dû au module Index Server d'IIS) mais permet cette fois-ci à un pirate de prende le contrôle à distance du serveur infecté.

Une fois qu'il s'est introduit dans un serveur, le virus va chercher tout d'abord à infecter d'autres serveurs au hasard (on pense toutefois qu'il scanne la même classe IP que celle du serveur où il se trouve). Cette phase dure de 24 à 48 heures et le système est ensuite rebooté.

«Code Red II» introduit un cheval de troie dans explorer.exe permettant de prendre le contrôle à distance du système infecté puis recopie l'interpréteur de commande cmd.exe dans '\inetpub\scripts\' and to '\progra~1\common~1\system\MSADC\' sous le nom root.exe. Cette copie a lieu sur le disque C: et D: (si ce dernier existe). Elle permettra au pirate de faire exécuter n'importe quelle commande au serveur (un LS par exemple).

Le cheval de troie va, quant à lui, désactiver le System File Checker vérifiant l'intégrité des fichiers du système. Ainsi si les copies de cmd.exe réalisées par le virus sont supprimées, le serveur reste potentiellement instable.

Par la suite, deux nouveaux répertoires racine ("Virtual Root") sont ajoutés dans la configuration d'IIS :
/c pointant vers c:\
/d pointant vers d:\

Dans le registre, sous la racine HKEY_LOCAL_MACHINE sont modifiées les clés suivantes :
'SOFTWARE\Microsoft\Windows NT\CurrentVersion\Winlogon\SFCDisable'
positionnée à 0xffffff9d pour désactiver la fonction System File Checker.

L'entrée ",217" est ajouté aux clés suivantes :
'SYSTEM\CurrentControlSet\Services\W3SVC\Parameters\Virtual Roots\Scripts'
'SYSTEM\CurrentControlSet\Services\W3SVC\Parameters\Virtual Roots\MSADC'

Ces clés rendent accessibles les racines des disques C: et D: via le serveur web IIS :
'SYSTEM\CurrentControlSet\Services\W3SVC\Parameters\Virtual Roots\C'
'SYSTEM\CurrentControlSet\Services\W3SVC\Parameters\Virtual Roots\D'


Pour supprimer le virus

1) Appliquez les deux patches suivants téléchargeables depuis le site de Microsoft :
http://www.microsoft.com/technet/security/bulletin/ms01-033.asp
http://www.microsoft.com/technet/security/bulletin/MS00-052.asp

Les deux patches doivent être appliqués. Le premier supprime le trou de sécurité d'Index Server (valable également pour «Code Red»). Le second fait en sorte que Windows ne puisse pas utiliser la version "troyenne" d'explorer.exe située dans le répertoire de l'OS.

2) Rebootez le serveur. Le virus étant logé en RAM, ce reboot est indispensable.

3) Supprimez les fichier suivants :
'\inetpub\scripts\root.exe"
"\progra~1\common~1\system\MSADC\root.exe"
"\explorer.exe"

4) Supprimez les clés suivantes de la racine HKEY_LOCAL_MACHINE :
'SYSTEM\CurrentControlSet\Services\W3SVC\Parameters\Virtual Roots\C'
'SYSTEM\CurrentControlSet\Services\W3SVC\Parameters\Virtual Roots\D'

5) Supprimez l'entrée ",217" des clés suivantes :
'SYSTEM\CurrentControlSet\Services\W3SVC\Parameters\Virtual Roots\Scripts'
'SYSTEM\CurrentControlSet\Services\W3SVC\Parameters\Virtual Roots\MSADC'


Message de la Comm'
(NewsLetter ARF du 2 septembre 2001)

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