Dans
la forêt il apparaît altier, mais si léger, si
gracile au mois de mai quand sa tête de bouquets blancs oscile
au vent de printemps.
Cette ramure à l'élégante fragilité
cache des trésors de générosité : la
discrète merise en juin, si fine et savoureuse, et ce bois
chaud, solide et tellement doux à la main de l'homme.
Vivre ensemble cinquante-trois ans de partage, dans la jungle de
la vie, n'est ce pas grandir toujours plus droit, plus haut, comme
ce bel arbre sauvage ?
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